"Une personne qui déclare n'écrire que pour soi, se ment à elle-même. Ceux qui écrivent ont le goût d'être lus ! ! !"
Gilbert Cesbron,
cité de mémoire.
Définir l'essence qui nous anime en effervescence... Entrer dans son miroir pour mieux la percevoir... S'enivrer de son rôle, de l'opportun qui la frôle... Et se baigner du théâtre de son aura en son âtre... Respirer le cœur de son parfum, n'être plus qu'un... L'espace d'un moment d'éternité, un instant posé... Sur le ciel de nos pensées, y voyager et apprécier... Vivre cette allégorie, toutes les notes de sa mélodie...
CHRISTY
Devons-nous réapprendre à parler pour cristalliser le verbe aimer...
Y mettre la force des émotions pour en affirmer l'action exprimée...
Du grain des sables mouvants naît le germe des pensées d'enfants...
Habillons une blanche colombe, ignorons les jardins de l'opprobre...
Gardons notre pureté immaculée sur la toile que nous avons tissée...
Ouvrons les portes de notre enfance, la vacuité de nos errances...
Sollicitons sans retenue l'expression de notre source en affluence...
Le monde fabuleux de Gaïa se fiance à sa genèse en cette alliance...
Dissolvons l'amer des anathèmes, c'est comme ça que nous aimons...
Beaucoup d'images ont la signification de l'émoi en interprétation...
Bien trop de mots se taisent dans la couleur de l'océan en émotion...
Souvent les sentiments de tristesse cèdent à une grande tendresse...
Animent les senteurs partagées dans l'immensité de nos pensées...
Éradiquons la haine des figures imposées, la substance qui peine...
Partageons sans frontière l'espace du bleu de notre planète terre...
CHRISTY
C'est difficile de dire, difficile de taire, mais, si facile de l'écrire...
Ma solitude cristalline me dit les secrets de ta vacuité orpheline...
Le sable de mes yeux est resté endormi dans le ciel de tes vergers...
Sans fin, il s'enivre de la couleur des parfums de notre lit amoureux...
Et avec faim, il se délecte de la chaude saveur miel de tes senteurs...
Des ramages de ton diapason, au cœur de chaque saison en partage...
L'horizon des soleils de ma maison s'osmose de ta lévitation à foison...
Grandit la constellation d'une fleur née dans le ciel de tes pensées...
Dans une fusion océanique, une chaleur fœtale astique ses pétales...
L'atypie de leur brillance exacerbe l'âme de ton cœur d'une magie...
De pluies d'étoiles audacieuses créant sans limite la joie de la vie...
CHRISTY
T'aimer, ça elle ne l'oublie, c'est sa priorité...
Même quand elle n'y pense pas, c'est comme ça...
Et pourtant jadis, elle m'avait dit: "la vie, on la choisit"
Mais cette chose est l'apothéose de sa métamorphose...
C'est peut-être que dans ton jardin, comme dans le sien...
S'y trouve des essences dont vous ignorez les sens...
Des senteurs de coeur qui se mélangent dans une candeur de saveurs...
Des molécules aromatiques qui "s'osmosent" sans formule magique...
Aurais-je le privilège de connaître votre arpège...
L'harmonie des notes qui crée la douceur de cette mélodie...
Ce ramage me charme de l'intensité de son message...
Ravit mes sens et en crée l'abondance des fragrances...
Ma curiosité s'exacerbe, je ne peux y poser le verbe...
Mais qu'y cultivez-vous pour y trouver tous ces "joujoux"...
Ce mélange d'étonnant qui fleurit votre âme d'enfant...
Elle me l'a souvent conté cet Eden d'autrefois...
Où vous étiez unis dans la joie d'une même foi...
L'émergence croissante de vos passés vous a à nouveau épousée...
Et tous les matins sous le charme de vos jardins...
J'y trouve des gouttes de rosée à jamais cristallisées...
Perlant de tous vos mystères sur les senteurs de la Terre...
Les secrets de votre trésor qui a planté ce merveilleux décor...
Sans vouloir t'ébahir, ceci elle se doit de te dire...
Peut-être en seras-tu ébaudi, peut-être en seras-tu même ébaubi...
Avec le feu de la pureté de tes pensées, tu l'as réchauffée...
Dans le miel de ta douceur, sans pudeur, elle s'est baignée ...
Avec la candeur de ses plaies, tellement vraie, tu es dérouté désormais...
Elle t'a laissé une empreinte, te donnant naissance à des craintes....
Mais laisse-les se dissoudre dans le néant,
elle aussi est tatouée de ton chant...
Tu es son paradis perdu, celui qu'elle n'attendait plus...
L'intensité de cette parturition, l'a laissée dans un frisson...
A exacerbé l'essence de son premier coeur, tu en as activé la valeur...
De tous ces passés à foison endormis depuis bien des saisons...
Tout comme toi, chaque cellule de son âme porte ta flamme...
Avec elle, viens écouter les perles pluies se fondrent dans l'oubli...
Avec elle, écoute comme un enfant, les vents du firmament...
Avec elle, à n'en pas finir, sois le devenir...
CHRISTY